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Ascension est le 17eme Album de Paradise lost est il n’est pas des moindres. Le triptyque qui ouvre l’album plante le décor avec serpent on the cross qui renoue clairement avec l’imaginaire gothique par le titre, premier chapitre de cet album dont la couverture en hommage au peinture George Frederic Watts, permet au groupe de renouer et d’assumer pleinement ses racines musicales, puis Tyrant sérénade et l’intro de Salvation avec le bruit du clocher d’église. Mais ici, il semblerait que notre salut de pauvre mortel soit pétri de fatalisme, d’espoir avorté et de peur paralysante. La recette PL fonctionne toujours parfaitement avec ces rythmiques lourdes et doomy transpercées par les envolées mélodiques de la guitare lead de Greg Mackintosh. Ce salut impossible avec Salvation met la barre très haute de cet album.

Paradise Lost – Elysée Montmartre – 20 octobre 2025

Après ce salut, nous voilà avec silence like the grave dont le solo final à la wha-wha pourrait figurer sur Icon. Titre emblématique de l’album, joué en live, efficace et parfaitement rythmé nous crucifie littéralement sur place. Suit Lay a wreath upon the world, titre acoustique qui, je dois le dire m’a grandement surpris malgré les différentes écoutes. Même si je connais le talent des membres de Paradise Lost pour innover et tester de nouvelles choses musicalement, ce titre m’a laissé perplexe avant de me transporter dans un gouffre abyssal avec le choeur feminin. 

Dilivium et ses premières notes en boucle qui rappellent the Cry of mankind semblent clairement être un clin d’œil à MDB avant que le titre ne débute surtout quand on sait que Gregor Mackintosh n’est pas étranger au nouveau projet d’Aaron Stainthorpe.

Savage days est pour moi l’un des plus beaux titres de la carrière de Paradise Lost qui me tire les larmes et c’est pour cette raison que ce groupe restera viscéralement dans mes tripes. La guitare de Gregor porte la voix claire d’un Nick Holmes au sommet de son art, tout en émotion et en nuance.

Bon, Sirens, après plusieurs écoutes ne me transportent toujours pas. Je note le riff orientalisant, très rare dans les compositions de PL mais hormis cela, je passe. Deceivers, entrainant, me rappelle la période Obsidian par sa construction et sa production. The Precipice est son intro au piano nous replonge dans les racines doom de Paradise Lost avant de poursuivre sur This stark town et ses choeurs pour entamer la fermeture de cet album aux airs de cathédrale et un riff des plus efficaces qui soit. On peut regretter les innombrables effets sur la voix de Nick Holmes mais ce titre est très bon. A life unknown clôt parfaitement cet album et nous avons déjà hâte d’écouter le prochain album comme cela est mon cas depuis 1995. . .

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